emprunt


emprunt

emprunt [ ɑ̃prœ̃ ] n. m.
• v. 1195; de emprunter
1Action d'obtenir une somme d'argent, à titre de prêt; ce qui est ainsi reçu. Faire un emprunt. « Il la suppliait de contracter pour lui un nouvel emprunt sur la villa » (Martin du Gard). Rembourser un emprunt. dette.
Spécialt Emprunt public, et absolt Emprunt : acte par lequel l'État ou une collectivité publique demande les fonds nécessaires pour financer des dépenses publiques, en offrant certains avantages en contrepartie; les sommes ainsi reçues. Emprunt communal, d'État. Émettre, lancer, ouvrir; clore un emprunt. Emprunt à montant limité. Taux d'un emprunt. Emprunt à 5%. Souscrire à un emprunt. Emprunt à court, à long terme. Emprunt perpétuel, dont on ne peut jamais exiger le remboursement. Emprunt consolidé, amortissable, indexé.
2( XVIe) Fig. Action de prendre chez un auteur un thème ou des expressions pour en tirer parti; thème, expression ainsi utilisés. Les emprunts que Molière a faits à Plaute.
Ling. Acte par lequel une langue accueille un élément d'une autre langue; élément (mot, tour) ainsi incorporé. Emprunts à l'anglais. anglicisme; aussi américanisme, canadianisme, germanisme, hispanisme, italianisme, latinisme. Le fonds primitif et les emprunts. Emprunt assimilé; francisé; traduit. calque .
3Loc. adj. (1695) D'EMPRUNT : qui n'appartient pas en propre au sujet, vient d'ailleurs. ⇒ artificiel , emprunté. Un nom d'emprunt : un faux nom.

emprunt nom masculin (de emprunter) Démarche effectuée pour obtenir de l'argent ou un objet à titre de prêt : Être forcé de recourir à un emprunt. Chose, somme empruntée : Rembourser un emprunt. Action d'employer ou d'imiter ce qui appartient à un autre ; ce qui est emprunté : Architecture dont les emprunts à la tradition classique sont importants. Finances Dette contractée sur le marché des capitaux par l'État, une collectivité publique ou semi-publique et les entreprises privées à des conditions fixées d'avance (durée, taux d'intérêt, régime fiscal, etc.). Linguistique Processus par lequel une langue s'incorpore un élément significatif (généralement un mot) d'une autre langue ; le terme ainsi incorporé. Musique Utilisation, dans une œuvre, de procédés, de thèmes ou même de passages provenant d'un autre ouvrage ou d'un autre auteur. Travaux publics Excavation faite en dehors des emprises de la route, en vue de se procurer les matériaux destinés à un remblai. ● emprunt (difficultés) nom masculin (de emprunter) Orthographe Ne pas confondre ces deux mots. 1. Empreint adj. = qui porte la marque, l'empreinte de qqch. Un texte empreint d'humour. Adjectif issu du participe passé du verbe empreindre. 2. Emprunt n.m. = ce que l'on a emprunté, reçu à titre de prêt. Faire un emprunt pour l'achat d'une maison ; rembourser son emprunt. Famille du verbe emprunter. ● emprunt (expressions) nom masculin (de emprunter) D'emprunt, qui n'appartient pas en propre à quelqu'un, qui est pris pour tromper ou dérouter ; faux, artificiel, emprunté : Nom d'emprunt.emprunt (homonymes) nom masculin (de emprunter) empreins forme conjuguée du verbe empreindre empreint forme conjuguée du verbe empreindreemprunt (synonymes) nom masculin (de emprunter) Chose, somme empruntée
Synonymes :
- prêt
Musique. Utilisation, dans une œuvre, de procédés, de thèmes ou même...
Synonymes :
- démarquage
D'emprunt
Synonymes :
- composé
- emprunté
- fabriqué
Contraires :

emprunt
n. m.
d1./d Action d'emprunter (spécial. de l'argent); chose ou somme empruntée.
|| FIN Somme d'argent prêtée à une personne morale ou physique par une autre pour lui permettre de procéder à une dépense sans avoir à en posséder immédiatement le montant.
d2./d Action de prendre à un auteur, à un artiste, un élément de son oeuvre, pour l'inclure dans la sienne; cet élément.
|| LING Intégration dans une langue d'un mot étranger; ce mot. Les emprunts du français à l'anglais.
d3./d TRAV PUBL Excavation faite pour se procurer des matériaux destinés à faire un remblai.
d4./d Loc. adj. D'emprunt: que l'on ne possède pas en propre.
Un nom d'emprunt: un faux nom.

⇒EMPRUNT, subst. masc.
A.— Action de recevoir à titre de prêt.
1. [Le compl. du nom désigne une chose concr.] :
1. Après avoir appris (...) que l'or avait doublé de prix (...) et que des spéculateurs étaient arrivés à Angers pour en acheter, le vieux vigneron, par un simple emprunt de chevaux fait à ses fermiers, se mit en mesure d'aller y vendre le sien...
BALZAC, Eugénie Grandet, 1834, p. 148.
D'emprunt. Il se déshabilla et se rhabilla vivement mais distraitement, déposa sur une chaise ses habits d'emprunt, se trompant de gilet (ALAIN-FOURNIER, Meaulnes, 1913, p. 115).
2. [Le compl. du nom, explicité ou resté implicite, désigne une somme d'argent] Faire un emprunt de trois millions; intérêts d'un emprunt. La connaissance intime commence, de la part de l'officieux désœuvré, par l'emprunt d'un ou deux écus de six francs (JOUY, Hermite, t. 1, 1811, p. 205). L'emprunt d'où j'attends ma délivrance souffre mille difficultés; les prêteurs sont rares en ce moment (M. DE GUÉRIN, Corresp., 1836, p. 251) :
2. ... elle avait reçu une lettre de Jérôme (...) où il la suppliait de contracter pour lui un nouvel emprunt sur la villa de Maisons dont elle était seule propriétaire — (et que déjà, pour lui, elle avait dû partiellement hypothéquer).
MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, p. 187.
D'emprunt. Argent d'emprunt (Ac.).
En partic. Acte par lequel une collectivité, un organisme public demande au public des capitaux à titre de prêt; p. méton., les capitaux reçus. L'emprunt du Maroc (...) était tombé à soixante-quatre ou cinq francs (MAUPASS., Bel-Ami, 1885, p. 362) :
3. ... mettre à profit l'optimisme que la victoire inspirera au pays pour ouvrir un grand emprunt et absorber les liquidités, on limitera ainsi la circulation fiduciaire.
DE GAULLE, Mémoires de guerre, 1956, p. 181.
SYNT. Emprunt national, public; emprunt de la ville de Paris, de la S.N.C.F.; emprunt à court, à long terme; couvrir, lancer un emprunt.
Emprunt forcé. Emprunt dont la souscription est obligatoire. Les deux commissions (...) celle des Cinq Cents, (...) celle des Anciens (...) établirent une taxe de guerre de vingt-cinq centimes par franc, à la place de l'emprunt forcé (ERCKM.-CHATR., Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 524).
Emprunt perpétuel. Emprunt public à l'égard duquel le souscripteur ne pourra jamais exiger le remboursement du capital qu'il a souscrit (d'apr. CAP. 1936).
B.— Au fig. Fait de prendre quelque chose pour se l'approprier, pour l'utiliser ou l'imiter. Parmi les emprunts que le Japon a faits à la Chine, le riz et le thé sont peut-être ceux qui ont le plus pénétré dans les habitudes (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 144). Emprunts très frappants à l'architecture orientale qui se trahissaient dans ses coupoles dorées et vermiculées [d'une église] (GRACQ, Syrtes, 1951, p. 188) :
4. Le clergé mithriaste avait reproché aux chrétiens nombre d'emprunts, entre autres d'avoir plagié, dans leur « purification par le sang de l'Agneau », la purification par le sang du taureau.
MONTHERLANT, Les Bestiaires, 1926, p. 513.
Vieilli. Par emprunt. Je suis bête (...) je prends au tragique une personne essentiellement légère, romanesque par emprunt (CONSTANT, Journaux, 1814, p. 415).
D'emprunt. Beauté, idée, nom d'emprunt. Sa conversation n'est point brillante d'un esprit d'emprunt; elle est riche de son propre fonds (COTTIN, C. d'Albe, 1799, p. 101). Une dignité d'emprunt, un rôle pour imposer aux autres hommes (SAND, Péché de M. Antoine, 1847, p. 146) :
5. ... le contraste (...) que je surprenais sans cesse entre mon humeur naturelle et le caractère d'emprunt du personnage que je faisais devant l'envieuse galerie.
MILOSZ, L'Amoureuse initiation, 1910, p. 197.
En partic.
CRIT. LITTÉR. Fait de prendre chez un auteur un procédé, un fait littéraire pour se l'approprier, pour l'utiliser ou l'imiter. L'« inoriginalité » de la littérature russe, (...) ses emprunts à nous autres, (...) ses emprunts à la littérature anglaise, (...) ses emprunts à Poe (GONCOURT, Journal, 1890, p. 1261). Exception faite pour un emprunt aux « Opuscules », ces quelques notes se réfèrent exclusivement aux « Pensées » (DU BOS, Journal, 1923, p. 303) :
6. Houssaye (...); exploiteur grand modèle; un nom fait de vols, un succès fait d'emprunts, un journal fait de pillages, une réputation qui n'a que sa signature...
GONCOURT, Journal, 1857, p. 311.
LING. Fait pour une langue d'incorporer une unité linguistique, en particulier un mot, d'une autre langue; p. méton., l'unité de langue incorporée. Usuels sont les emprunts de vocabulaire, plus rares et souvent contestables ou du moins indirects les emprunts de syntaxe, de flexion, de prononciation (MAR. Lex. 1951) :
7. ... les mots les plus servilement latins sont les moins illégitimes parmi les intrus du dictionnaire. Il était naturel que le français empruntât au latin, dont il est le fils, les ressources dont il se jugeait dépourvu et, d'autre part, quelques-uns de ces emprunts sont si anciens qu'il serait fort ridicule de les vouloir réprouver. Il y a des mots savants dans la chanson de Roland.
GOURMONT, Esthétique de la lang. fr., 1899, p. 22.
8. Il semble utile de distinguer emprunt et héritage. Par exemple (...) le mot table est issu du latin tabula : on ne peut pas dire qu'il y ait emprunt au latin; il s'agit d'une évolution normale de la langue, le terme employé est un héritage. Par contre, à des époques diverses, certains mots, surtout des mots savants, ont été empruntés au latin et refaits sur le modèle morphologique français (...) : nullité = emprunt du latin médiéval nullitas.
Lang. 1973, p. 95.
Rem. Certains empr., en partic. dans des domaines techn., ne sont que des transcr. de la lang. d'orig., p. ex. callitriche, subst. masc., zool. ) Variété de singes à cloison nasale étroite. Synon. vulg. singe vert. Quelques espèces, comme le callitriche, ont un os particulier qui remplace l'angle zygomatique de l'os de la pommette (CUVIER, Leçons d'anat. comp., t. 3, 1805, p. 39). ) Genre de singes platyrhiniens. Synon. vulg. sagouin. Attesté ds Ac. Compl. 1842, BESCH. 1845, Lar. 19e-Lar. 20e, et QUILLET 1965. 1re attest. 1553 « singe » (P. BELON, Observ., 213 v° ds HUG.). Empr. au lat. class. callithrix, -icis (Pline ds TLL s.v., 175, 5) lui-même empr. au gr. , - épithète homérique en parlant d'animaux, notamment du cheval « à la belle crinière » (Iliade ds LIDDELL-SCOTT).
Prononc. et Orth. :[]. À comparer avec empreint []. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1195 « action d'emprunter (de l'argent) » (AMBROISE, Guerre Sainte, 218 ds T.-L.); 1899 ling. (GOURMONT, loc. cit.). Déverbal de emprunter. Fréq. abs. littér. :714. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 1 225, b) 944; XXe s. : a) 996, b) 884.

emprunt [ɑ̃pʀœ̃] n. m.
ÉTYM. V. 1095; déverbal de emprunter.
1 Action d'obtenir une chose, et, spécialt, une somme d'argent, à titre de prêt; ce qui est ainsi reçu. || Faire l'emprunt de qqch. à qqn. || « Par un simple emprunt de chevaux fait à ses fermiers » (Balzac, Eugénie Grandet).Faire, contracter un emprunt, un emprunt d'argent. || Emprunt de cent mille francs. || Obligation résultant d'un emprunt. Dette (1.). || Signer une reconnaissance de dette après avoir contracté un emprunt. || Recourir à un emprunt, aux emprunts.Vivre à force d'emprunts; (loc.) vivre d'emprunt. || Rembourser, restituer un emprunt.
1 Pour empêcher les emprunts, d'où naissent la fainéantise, les fraudes et la chicane, l'ordonnance du roi Asychis ne permettait d'emprunter qu'à condition d'engager le corps de leur père à celui dont on empruntait.
Bossuet, Disc. sur l'hist. universelle, III, 3.
2 Ce qu'ils trouvaient le plus lâche, après le mensonge, était de vivre d'emprunt (…)
Bossuet, Disc. sur l'hist. universelle, III, 8.
3 (…) il se rencontrait peu de bonheurs, à Paris, qui ne fussent assis sur la base vacillante de l'emprunt.
Balzac, les Comédiens sans le savoir, Pl., t. VII, p. 29.
4 Puis elle avait reçu une lettre de Jérôme : lettre confuse et pressante, où il la suppliait de contracter pour lui un nouvel emprunt sur la villa de Maisons dont elle était seule propriétaire.
Martin du Gard, les Thibault, t. V, p. 260.
Emprunt d'une société, d'une entreprise privée. || Emprunt par émission d'obligations.
Spécialt. || Emprunt public, et, absolt, Emprunt : acte par lequel l'État ou une collectivité publique demande les fonds nécessaires pour financer des dépenses publiques, en offrant certains avantages en contrepartie; les sommes ainsi reçues. || Emprunt communal, départemental. || Emprunt d'État. || Émettre, lancer, ouvrir; clore un emprunt. || Les différents emprunts émis par l'État constituent la dette publique. Dette (cit. 9). || Les emprunts émis par l'État doivent être autorisés par une loi. || Inscription d'un emprunt au Grand livre de la dette publique. || Montant de l'emprunt : emprunt à montant limité, illimité (en période de crise, de guerre). || Plafond d'un emprunt. || Intérêt de l'emprunt. || Emprunt à 5%, à 10%. || Souscrire à un emprunt; couvrir un emprunt. || Emprunt à court, à long terme. || Emprunt perpétuel, dont on ne peut jamais exiger le remboursement. || Emprunt obligatoire, forcé (forme de prélèvement fiscal temporaire). Impôt. || Consolidation d'un emprunt : ajournement du remboursement par conversion de la dette à court terme en dette à long terme. || Emprunt consolidé, à long terme ou perpétuel. || Conversion d'un emprunt. Conversion (de rente). || Remboursement d'un emprunt. || Emprunt amortissable. Amortissement.Emprunt international, négociable sur plusieurs marchés internationaux. || Emprunt extérieur.Emprunt indexé, relié à une cote fixe. || Emprunt indexé sur l'or; emprunt or.Procédés extraordinaires d'emprunt : emprunt volontaire patriotique, sans intérêt ni remboursement assuré (→ Contribution volontaire, patriotique).
5 L'emprunt met une pièce aux déficits (…)
Hugo, les Années funestes, XXXIX, I.
6 (…) l'emprunt n'apparaît pas dans la science des finances comme une fin, mais comme un moyen de répartition des charges publiques (…) lorsqu'un Gouvernement choisit de faire supporter certaines dépenses par l'emprunt, il n'y a rien de définitif dans ce choix : celui-ci permet bien, pour un exercice envisagé, d'équilibrer le budget grâce aux fonds remis à l'État par ses prêteurs; mais cet équilibre n'est obtenu qu'au détriment des budgets futurs, sur lesquels seront reportées les charges d'intérêt et d'amortissement de cet emprunt.
L. Trotabas, Précis de science et législation financière, p. 355.
7 Dans les Finances classiques, l'opposition est fondamentale entre l'emprunt et l'impôt. Deux caractères essentiels les séparent irréductiblement : le fait que l'emprunt est volontaire, d'une part, le fait qu'il entraîne une charge corrélative, d'autre part (…) Dans les Finances modernes, l'opposition (…) est beaucoup moins tranchée (…) En théorie, certes, l'emprunt reste volontaire (…) Mais la marge de liberté tend à se resserrer chaque jour (…) Parallèlement, le caractère de charge corrélative s'estompe (…)
Maurice Duverger, les Finances publiques, p. 79.
2 (XVIe). a Fig. Action de s'approprier chez un auteur un thème ou des expressions pour en tirer parti; thème, expression ainsi utilisés. || Les emprunts que les poètes de la Pléiade font à Pétrarque.
8 Car je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse.
Montaigne, Essais, II, 10.
b (1826, in D. D. L.). Ling. Acte par lequel une langue s'incorpore un élément étranger; l'élément ainsi incorporé. || Emprunt phonétique, auditif. || Emprunt graphique, visuel. || Emprunt de syntaxe.Emprunt de vocabulaire. || Mot d'emprunt.
Spécialt. Unité lexicale ou terminologique (d'une langue) provenant d'une autre langue. || Emprunts de l'anglais, à l'anglais ( Anglicisme), de l'allemand, à l'allemand ( Germanisme), en français. || Emprunts et calques. || Emprunt à, de (une langue). || Algarade est un emprunt de l'espagnol; obus, sabre, de l'allemand; chèque, wagon, de l'anglais. || Il faut distinguer en français les emprunts du latin, du grec (mots savants) des mots du fonds populaire, dérivés du latin. || Le fonds primitif et les emprunts.
9 Il existe, au point de vue psychologique, deux sortes d'emprunts (…) l'emprunt nécessaire et l'emprunt de luxe (…) Une chose nouvelle exige une appellation nouvelle; l'établissement des chemins de fer devait amener une série de créations, ou d'emprunts, pour désigner les tunnels, les locomotives (…) L'emprunt de luxe, au contraire, est logiquement inutile.
F. Brunot et Ch. Bruneau, Grammaire historique, p. 180.
3 Loc. adj. (1695). D'emprunt : qui n'appartient pas en propre au sujet, mais provient d'un emprunt. Artificiel, emprunté. || Science, érudition d'emprunt. || Beauté d'emprunt, vertu d'emprunt. || Prendre un nom d'emprunt, voyager sous un nom d'emprunt.
10 (…) l'une paraît gentille
Pour savoir se servir d'une beauté d'emprunt,
Mettre un visage blanc sur un visage brun (…)
J.-F. Regnard, le Bal, 7.
CONTR. Apport, avance (d'argent), prêt. Restitution.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • emprunt — (an prun ; le t se lie : un emprun t à des amis ; au pluriel, l s se lie : des an prun z excessifs) s. m. 1°   L action d emprunter ; la chose empruntée. •   Je suis arrivé en un pays où l on ne parle ni d édits de subsides, ni d emprunts sur le… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

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